Le canal de la Martinière, canal latéral à la loire
Situé à quelques kilomètres du camping Eléovic, le Canal de la Martinière est un des sites les plus reposants et les plus verdoyant du sud de la loire. En quelques mots voici son histoire:
Au milieu du XIXem siècle, avec l'apparition des grands voiliers, l'ensablement de la Loire rendait la navigation aléatoire et menaçait la survie du port de Nantes.
Aussi en 1882, il est décdé de creuser un canal latéral à la Loire sur sa rive sud.
Déclaré d'utilité publique en 1879, il fallu 10 années de labeur pour cet ouvrage qui terminé en 1892, fut un succès en permettant de sauver l'économie du port Nantais.
C'est à l'ingénieur en chef Joly que furent confièes les études du Canalet, et son travail ne subit pas de modification majeure avant l'achèvement du chantier, ormis l'approfondissement des écluses décidé en 1889.

Ce chantier s'avéra long et difficile
Les travaux furent adjugés à l'entreprise Couvreux et à l'entreprise Bord, et ils furent achevés par l'administration elle-même. Ils coûtèrent presque 27 millions de francs de l'époque, mais aussi très chers en sueur, en sang et vies humaines.
Les conditions de travail déjà très difficiles, étaient rendues éprouvantes par l'absence d'eau potable, la malaria en été, la pluie et la boue en hiver.
Deux fois la totalité des chantiers furent innondés par les tempêtes qui provoquèrent de très importants dégâts.
Plus de mille ouvriers, séjournèrent pendant dix ans, dans des villages non préparés à cet afflux de population, posant de très graves problèmes d'hygiène et de relation humaines.
Les accidents du travail (parfois mortels), les maladies, les rixes, les grèves, les beuveries, les coups et les injures, furent ici des événements banals.
"Un ouvrage long de quinze kilomètres
Le Canal, dit "Canal latéral à la Loire" mesure exactement 15064m. Il est établi entre le village de La Martinière (commune du Pellerin) et l'extrémité sud du bras du Carnet (commune de SaintViaud) et il est fermé en chacun de ces points par une écluse à sas de 18m d'ouverture libre et de 169m de longueur totale. Les dimensions intérieures du sas sont de 100m par 40m. Elles permettent d'écluser des navires de 123m.
Le mouillage normal est de 6 mètres. Il peut atteindre exceptionnellement 7,50m. La largeur du Canal est de 22,50m au plafond (c'est-à-dire à sa base) et de 55m au niveau du plan d'eau.
Toutefois, son rôle économique fut de courte durée. Dès 1902, on commença à le juger obsolète, par rapport à l'évolution de la taille des navires. On décida donc de remettre en état de navigation le chenal naturel de la Loire. Il faut dire que, pendant ce temps, les techniques de dragage avaient progressé.
Suite à cela, en 1910, le canal de la Martinière se retrouve quasiment abandonné.
On lui trouvera alors la fonction de cimetière de bateaux, suite au déclin de la marine à voile.

Cette époque a fait le bonheur des habitants du Pays de Retz; bon nombre de charpentes ont été réalisées avec le bois d'anciens voiliers.
Aujourd'hui, il ne reste plus de bateaux dans le canal. "
Le Canal aujourd'hui
Racheté par l'Union des Syndicats des Marais du Sud Loire en 1958 le canal trouve une nouvelle fonction, il devient un outil de gestion hydraulique.
En effet via l'Acheneau et le Tenu, l'eau prise en Loire est redistribuée dans le Falleron, à proximité de Machecoul.
Ainsi il permet d'irriguer les zones maraîchères et assure le niveau d'eau dans le Marais Breton.
Sur sa rive gauche le Canal de la Martinière reçoit: le Canal de Buzay en prolongement de l'Acheneau, l'étier du Pavillon servant à la fois à l'exondation et à l'irrigation des prés-marais de Buzay, l'étier de Vue qui occupe l'ancien lit de l'Acheneau et enfin l'étier du Migron. Cet ensemble draine environ 8.000 hectares de marais qui, du fait de leur valeur herbagère, sont une des principales richesses de la rive sud de la Loire.